Avec quels supports de communication la grande distribution fait-elle vraiment du ciblage ?
Avec leurs megabases de données, les connexions directes entre un formulaire client (pour les porteurs de carte de fidélité), la typologie d’achats en temps réel et dans le temps, on pourrait croire que la grande distribution a tout en main pour adresser finement des typologies de clients.
A travers la pige du Site Marketing, nous constatons :
- Mailing : parce que c’est dans les gênes du marketing direct, sans doute aussi parce que le coût au contact est élevé, les mailings sont les supports qui sont les plus ciblés.
- Bannières : c’est un cible opportuniste, un ciblage d’achat. Action commerciale = beauté > j’achète des bannières ciblées univers féminin/mode/beauté/mamans
- E-mailing : peu cher, il a été ciblé par défaut vers les rares clients volontaires pour donner leur adresse mail. Il faut désormais qualifier cette ligne précieuse dans les bases de données et ne pas la gâcher en envoyant moult communications de masse. Casino montre l’exemple en multipliant les versions présentant des offres personnalisées
- Prospectus : largement financés par les industriels, auraient-ils étaient davantage ciblés si les enseignes avaient du supporter 100% de son coût de réalisation (de l’ordre de 650 millions d’euros investis sur ce média en 2007) ? Le prospectus est l’élément central de création de trafic donc de volume. Il existe des regroupements d’intérêt en fonction des saisons (spécial fruits de merc, choucroute etc …) Ciblage historiques par région (SCA de E.Leclerc), par type de magasin (taille ou type d’assortiment) et dans de rare cas des ciblages par bassin économique avec des prospectus identiques dans les produits mais différents suivant sur les prix (Casino et Géant ont fait ce type d’expérience) encore moins par grande typologie de clients. La prochaine exploitation des méga bases de données enseigne ?

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